Le bol prénom fait son grand retour

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Ah la Bretagne, ses bigoudènes, ses kouign-amanns, ses binious et ses bols ! Nous sommes nombreux à avoir dans nos placards ce souvenir de vacances calligraphié à notre prénom. Et pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, rares sont les entreprises locales à perpétuer cette tradition initiée au XVIIIe siècle.

A l’époque, la fameuse céramique n’a pas encore son allure caractéristique: bords bleus épongés sur fond blanc, deux anses pour mieux la porter à la bouche et motif de Breton en habit folklorique. Sortie des ateliers de la faïencerie Henriot, fondée en 1690 à Quimper par un fabricant de pipes en terre, elle s’inspire des écuelles dans lesquelles les paysans versaient leur soupe revigorante. Changement notable : les bouillons de légumes sont remplacés par de gourmands chocolats chauds.

Et voilà le contenant voguant vers des cieux autres qu’armoricains, emballé pour des touristes, ravis dès 1936 d’expérimenter les premiers congés payés. La production Henriot alors s’envole, incitant d’autres manufactures à se fondre dans le moule. La Faïencerie de Pornic est de celles-là. Et elle a, à sa façon, apporté son bol à l’édifice puisque c’est sous le pinceau de son chef d’atelier, Raymond Cordier, un ancien coiffeur, que le récipient révèle en 1950 ses traits définitifs.

Plus de soixante-dix ans plus tard, le bol à oreilles demeure, empilé et indémodable, dans les boutiques de souvenirs. Les deux maisons historiques, dans le Finistère et en Loire-Atlantique, sont toujours (...)

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