Le boom du "köpskam", la honte d'acheter des fringues

On connaissait le "flygskam", la honte de prendre l'avion pour des raisons écologiques. Une tendance qui s'attaque désormais à l'industrie de la mode avec l'émergence du "köpskam", à traduire par "la honte d'acheter des vêtements."

On connaissait le "flygskam", la honte de prendre l'avion pour des raisons écologiques. Une tendance qui s'attaque désormais à l'industrie de la mode avec l'émergence du "köpskam", à traduire par "la honte d'acheter des vêtements."

L'industrie de la mode doit-elle trembler ? Les consciences vont-elles s'éveiller face à l'urgence écologique ? C'est la tendance qui semble émerger en Scandinavie, si l'on en croit les chiffres relayés en août dernier par le quotidien suédois Aftonbladet. Dans le pays, les géants de la mode ont en effet vu leurs ventes diminuer ces dernières années, un phénomène qui s'expliquerait par le concept de "köpskam", à traduire "la honte d'acheter des vêtements."

Une tendance qui devrait prochainement s'étendre au-delà des frontières suédoises, selon le PDG de la société de conseil suédoise HUI Research. Pour lui, ce n'est "probablement qu'une question de temps avant que le köpskam devienne un concept répandu", relaye le Huffington Post France.


Le "köpskam" repose sur la pollution générée par l'industrie de la mode, sur laquelle les consommateurs ne semblent plus vouloir fermer les yeux. Ces dernières années, associations et médias ont alerté sur les dommages de la mode sur la planète et bon nombre d'enquêtes ont prouvé au fil des années le préjudice de la fast fashion sur l'environnement. De quoi faire émerger le concept de "köpskam" dans le pays qui a pourtant vu naître H&M.

Selon les chiffres de la Fondation Ellen MacArthur, la fabrication de nos vêtements génèrent chaque 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre. 7 500 litres d'eau sont utilisés pour la fabrication d'un unique jean, soit l'équivalent de l'eau bue par un être humain pendant sept ans, souligne Le Monde. Il faut par ailleurs 14 000 km de fil de nylon et 750 litres d'eau pour fabriquer une petite paire de collants... qui, dans 72% des cas, ne sera utilisée pas plus de six fois avant de se retrouver aux ordures selon une étude menée en mai 2018 par l'association HOP (Halte à l'obsolescence programmée).

Le lavage et l'entretien de nos vêtements n'est, lui non plus, pas sans conséquences et...

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