Boris Cyrulnik : après le déconfinement, il rêve de...

Sophie Carquain

Peu de chances, Boris Cyrulnik (psychiatre et écrivain) le sait, que son souhait se réalise dès le 11 mai, mais l'évoquer suffit déjà à le faire exister.

Organiser une grande fête des voisins

« Le confinement me laisse une impression étrange de beauté angoissante. Moi qui habite près de Toulon, en bord de mer, je ne vois personne de ma fenêtre, c'est inédit. Cela dit, j'y trouve une tranquillité qui m'a réjoui. Finis les déplacements à Paris, je me suis concentré sur des livres assez techniques sur le langage et l'intelligence artificielle, dans mon petit jardin ensoleillé. Dès le “déconfinement”, avec ma femme, nous allons organiser une vraie grande fête des voisins. Nous dresserons la table dans le jardin. Ensuite, nous partirons tous ensemble pour l'une de ces marches que j'affectionne, aux alentours de Toulon. Soit la promenade de Saint-Mandrier-sur-Mer, soit celle du Cap-Sicié, à moins que je ne grimpe en haut de la montagne du Gros-Cerveau, d'où l'on contemple un panorama sublime, de Marseille à Saint-Tropez. Nous aurons tous un sentiment de libération extrême, l'envie de nous retrouver enfin, en face à face… J'imagine déjà les rues de la capitale à nouveau envahies de piétons heureux et loquaces, comme après la Libération de Paris… sauf évidemment pour les nombreux endeuillés. Et, comme après toute guerre, nous sentirons un énorme poids sur nos épaules, celui de la reconstruction du pays. »

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