« Le Bourgeois gentilhomme » à la Comédie-Française : éclats de rire et mélancolie

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L’incomparable Christian Hecq campe un monsieur Jourdain possédé par l’âme slave. Drôle et déchirant.

« Le Bourgeois gentilhomme » revu par Valérie Lesort et Christian Hecq, c’est une comédie-ballet transposée dans les Balkans. C’est Lully qui rencontre Kusturica, une fête endiablée aux accents graves, une comédie joyeuse où pointe la mélancolie, des hommes qui croisent des animaux animés, la magie qui s’invite dans le réel, un décor noir qui se teinte (brièvement) de dorures éclatantes.

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Monsieur Jourdain est un homme seul. Terriblement. Moqué par ses proches, abusé par un comte désargenté et manipulateur ainsi que par une belle marquise dont il est épris, trompé par une équipe de professeurs escrocs, il aspire, bien sûr, à s’élever, à être reconnu. Mais surtout à être aimé. C’est cette inlassable quête que conte Molière, ici servi par une mise en scène éblouissante – la séquence survoltée de l’intronisation de Jourdain en grand Mamamouchi, à grand renfort d’accessoires de récupération, est un morceau de bravoure mémorable – et une troupe au sommet. Gallienne campe un professeur de philosophie prodigieux aux allures de vieux sorcier, Laurent Stocker un valet bondissant, Sylvia Bergé une Madame Jourdain implacable. Et, bien sûr, Christian Hecq, une fois de plus, livre une performance immense. En lutin ridicule attifé d’une drôle de grenouillère en velours et coiffe à pompons, il suscite force éclats de rire, avant de nous serrer le cœur.

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