Bourse : l’affaire GameStop serait-elle possible en France ?

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Facilitée par le courtage sans frais, la mobilisation des actionnaires individuels contre les fonds spéculatifs a déstabilisé les marchés américains.

Une communauté d’investisseurs individuels américains a déjoué, en s’accordant sur Internet, la stratégie de fonds spéculatifs. Ces derniers pariaient sur la baisse du cours de la société de jeux vidéo GameStop, en difficulté financière. Sa valorisation s’est envolée plusieurs jours de suite, perturbant les marchés boursiers. Le point avec Aldo Sicurani, délégué général de la Fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissement (F2iC).
Paris Match. L’histoire de GameStop peut-elle se répéter à la Bourse de Paris ?
Aldo Sicurani. Rien ne dit que les pratiques des traders amateurs américains s’arrêteront à leurs frontières, puisqu’ils peuvent opérer sur la plupart des marchés, comme vous le pouvez en France. Cela dit, l’investissement en Bourse comporte un biais domestique très fort : un Américain investit avant tout à Wall Street, et un Français, sur des valeurs françaises.

Les contextes américain et français sont-ils comparables ?
La montée en puissance de services de courtage en ligne sans commissions de transaction, comme Robinhood, devenu le premier courtier aux Etats-Unis, a joué un grand rôle. A ma connaissance, pas un acteur significatif de la Bourse en ligne intervenant en France n’offre les frais de courtage. Toutefois, les choses peuvent changer. D’ailleurs, le trading social, nécessaire à la reproduction du phénomène GameStop, se développe aussi chez nous. Des courtiers comme eToro proposent de répliquer automatiquement les décisions d’un intervenant en qui vous avez confiance. Cette pratique ne requiert aucune maîtrise particulière du fonctionnement des marchés financiers.

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Il n'existe aucun frein pratique à ces actions, les seuls obstacles sont de nature psychologique et(...)


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