Box-office 2020 : ce que la crise des salles de cinéma nous enseigne

Louise Vandeginste
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(Copyright Warner Bros./Diaphana Films/UPI)
(Copyright Warner Bros./Diaphana Films/UPI)

Avec cinq mois et demi de fermeture totale et les capacités d'accueil réduites des salles, l'année 2020 a bien évidemment été l'annus horribilis du cinéma. On dénombre en tout et pour tout 65,1 millions d'entrées sur le sol français métropolitain en 2020 contre 213,07 millions en 2019, soit une baisse de fréquentation de 69,4 %. Mais il est intéressant de se pencher sur les conséquences précises d'une telle désertion des cinémas. Tout d'abord, les Français ont été en quelque sorte forcés de voir davantage de productions nationales ou européennes, en raison de la relative absence de films américains. Les blockbusters notamment (qui, par définition, attirent le plus de monde) ont tous été reportés à 2021, voire 2022, afin de garantir de solides bénéfices à ces mastodontes industriels.

Qui dit gros budget, dit de gros risques financiers et de grandes attentes en termes de recettes. Seul Tenet a tenté sa chance, en sortant entre deux confinements. Et, s'il est vite devenu le film le plus vu de l'année sur le sol français (2,3 millions d'entrées), à l'échelle mondiale cela n’a pas suffi à éponger les 205 millions de dollars investis dans le dernier Nolan. Pour Warner Bros., il s'agit d'un relatif échec et c'est probablement ce qui a mené la firme à opter pour

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