BPCO : les femmes plus exposées aux facteurs de risque de la maladie, comment mieux les prendre en charge ?

Un homme d’âge mûr, cigarette aux coins des lèvres... Voilà, dans notre imaginaire collectif, le stéréotype du patient atteint de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Pourtant, sur l'ensemble des malades français, plus de 40% sont des femmes. Pourquoi ? Parce qu’elles sont plus vulnérables aux facteurs de risques de cette maladie évolutive qu’on ne sait pas guérir et victimes de formes plus graves. Il est donc urgent de mieux les repérer et les accompagner.

Il existe une inégalité de genre face à la maladie. Non seulement, les femmes sont plus exposées à certains facteurs de risques que les hommes, mais à contact égal, elles sont plus atteintes.

Le tabac est la principale cause de BPCO. Mais chez les femmes, la maladie se développe plus vite, dès cinq à dix cigarettes par jour. "Le calibre des bronches féminines, progressivement obstruées par la BPCO, est en effet plus petit que celui des bronches masculines, explique le Dr Gilles Jébrak, du service de pneumologie de l’hôpital Bichat (AP-HP). Le retentissement de la maladie est donc plus sévère chez les patientes." Et à la ménopause, la chute des hormones n’arrange rien. En augmentant l’inflammation dans les poumons ainsi que la sensibilité des femmes à la fumée de tabac, elle contribuerait, en partie, à la survenue de la BPCO.

La cigarette n’est pas le seul toxique pointé du doigt. Les produits de nettoyage, le plus souvent manipulés par des femmes, sont eux aussi mis en avant. Un surrisque de BPCO a ainsi été observé (...)

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