Bras immobilisé : pourquoi il faut continuer à se muscler

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A la suite d’une chute ou d’une opération, on immobilise le bras ou la jambe le temps de la récupération. Plus ou moins longtemps selon les pathologies, la sollicitation des membres étant dans certains cas recommandée rapidement, sous contrôle d’un kinésithérapeute.

Une nouvelle étude surprenante montre qu’un bras immobilisé récupère mieux, au plan du tonus musculaire, si l’on a sollicité l'autre bras durant la période de convalescence. En d’autres termes, même si un bras demeure "inactif", il faut continuer à muscler son opposé pour s’assurer d’une meilleure récupération générale. Il semblerait donc qu’en réalisant des contractions musculaires d’un côté du corps, le cerveau envoie des signaux aux muscles opposés pour qu’ils restent eux aussi actifs en quelque sorte.

Pour arriver à ces résultats*, des chercheurs de l'université Edith-Cowan à Perth (Australie) ont suivi un groupe de 30 patients dont le bras était immobilisé pour quatre semaines. Durant cette période, certains réalisaient des exercices de musculation du bras opposé, les autres n’avaient aucune activité. Résultats : "Les participants qui ont fait des exercices excentriques ont eu la plus grande augmentation de force dans les deux bras et avaient une perte musculaire de seulement 2 % dans le bras immobilisé, par rapport à ceux qui ne faisaient aucun exercice et qui avaient une perte de 28 % de muscle", explique le principal auteur de l’étude.

Il ne s’agit donc pas de n’importe quel type d’exercices. Pour améliorer le tonus des deux membres et éviter la fonte musculaire d’un membre immobilisé - ou même en cas de réadaptation suite à un AVC - les scientifiques conseillent de se concentrer sur les exercices de contraction "excentrique". Ce sont ceux qui vont chercher l’allongement et l’étirement des muscles. Exemples : fléchir les jambes (position de squat), descendre les escaliers ou encore abaisser un haltère. A la maison, pour faire ce genre d’exercices, vous aurez a priori à mobiliser aussi de la force – (...)

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