Burn-out maternel : quels sont les symptômes et comment en sortir ?

Le burn-out parental est un syndrome d’épuisement qui survient quand un parent a été exposé à trop de stress dans son rôle, pendant trop longtemps. Mais également, quand il est débordé par les tâches de la vie quotidienne ou par les difficultés rencontrées par ses enfants (difficultés scolaires, maladies chroniques, troubles comportementaux). C’est un syndrome encore sous-estimé, tabou et peu étudié. Pourtant, il concerne de nombreux parents. Pour l’heure, aucune donnée officielle n’est disponible sur le sujet. Mais, selon Moïra Mikolajczak, professeure et psychologue, 5 à 7 % des parents belges sont touchés par ce burn-out, soit entre 150 000 et 210 000 parents. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le burn-out parental ne touche pas uniquement les mères. En effet, des études épidémiologiques recensent un tiers d’hommes et deux tiers de femmes concernés par le burn-out parental.

Comment reconnaître un burn-out maternel ?

Selon la psychologue, le burn-out maternel se caractérise par quatre symptômes :

• L’épuisement dans son rôle de parent. La mère a le sentiment d’être épuisée, vidée, "au bout du rouleau". Cette extrême fatigue peut se manifester émotionnellement et physiquement

• La saturation et la perte de plaisir dans le rôle de parent. La mère "n’en peut plus d’être maman" et ne parvient plus à trouver du plaisir dans son rôle

• La distanciation affective avec ses enfants. Épuisée, la mère ne trouve plus la force et l’énergie de s’investir dans la relation avec ses enfants. Elle prête moins attention à ce qu’ils lui racontent ou les écoute d’une oreille distraite. En outre, elle n’accorde plus autant d’importance à ce qu’ils vivent et ressentent, ne s’implique plus autant dans leur éducation. Elle ne montre également plus aucun signe d’amour et se contente de réaliser les tâches à faire telles que les conduire à l’école, leur préparer à manger, les coucher et leur faire la toilette.

• La culpabilité et la honte. La mère prend conscience qu’elle n’est plus la

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