Comment le business de la mode confinée est devenu florissant

Alice Pfeiffer
·1 min de lecture
(YORICK JANSENS / various sources / AFP)
(YORICK JANSENS / various sources / AFP)

L’industrie a su cerner et tirer profit des nouveaux rites, besoins et codes cloisonnés liés à nos sociétés confinées en lançant des tendances et des produits adaptés. Lesquels forment dorénavant un secteur à part entière : celui de la “lockdown fashion”, la mode sous confinement.

Virginia Woolf voyait dans les vêtements davantage que des élements “ayant pour fonction de nous tenir chaud”. “Ils changent notre vision du monde et le point de vue du monde sur nous” écrivait dans Orlando, en 1928, celle qui souligna la puissance de l’apparat et les rapports de classe entretenus à chaque apparition vestimentaire.

Encore faut-il avoir accès à la société et sa population. Sans occasion de se mettre en représentation, sans l’appréhension des regards, l’allure perd sa dimension théâtrale, narcissique, et sa puissance de communication non-verbale. Selon The Business of Fashion, au début de la pandémie aux Etats-Unis, l’industrie de la mode américaine a ainsi subi une chute de 90% dans les ventes de vêtements, tous secteurs confondus.

Ce qui n’a brisé la fougue néolibérale du marché de la fringue, bien au contraire. Fin sociologue, ce milieu s’est intéressé aux rituels émergents, au rapport à l’espace et à soi, pour promouvoir un rapport métamorphosé à l’accoutrement. Marketing de nouveaux désirs, créations de tendances spécial huis clos, produits adaptés à des besoins que l’on ignorait : ces développements ont pris tant d’ampleur qu’ils composent aujourd’hui un secteur entier d

Lire la suite sur lesinrocks.com

Ce contenu peut également vous intéresser :