Célébrer la mort : sommes-nous prêts à casser les codes ?

C.J. Burton

Dans le deuxième chapitre de cette série sur la personnalisation grandissante des obsèques, NEON a mis en lumière les funérailles de demain : QR code sur nos tombes, cercueil en carton, lâcher de colombes… Il y en a pour tous les goûts… mais pas sans mettre la main au portefeuille.

“Quand je me suis lancée dans ce métier, tout le monde m'a pris pour une folle”, me raconte la funeral planner Valéry Guyot-Sionnest pour illustrer la peur qui entoure l’idée de la mort et les métiers qui y sont associés. Selon elle, bien que de plus en plus de services personnalisables soient proposés pour l’organisation des funérailles, “les Français·es ne sont pas prêts”. “Je crois qu'il y a encore aujourd'hui un vrai blocage autour de la mort. La Covid-19 a amené la mort et la maladie à être plus présentes dans nos vies mais nous ne pouvons pas faire de révolution, [...] nous sommes obligés de respecter les codes et les traditions, notamment religieuses”, détaille-t-elle.

D’autre part, Julien Lafitte, dirigeant de l’entreprise de pompes funèbres Oihandorea, estime qu’il est difficile de rivaliser avec des grands groupes funéraires bien implantés dans le paysage. “Le monde funéraire est un peu archaïque. C'est un secteur qui marche très bien sans rien changer, l’argent rentre donc il n’y a pas besoin de se renouveler”, déplore-t-il. Un constat que partage Lydia De Abreu, fondatrice de l’agence de pompes funèbres en ligne Joli Départ : “C’est difficile d’innover dans le funéraire parce que c'est un (...)

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