"C à vous" : l'épidémie est-elle vraiment "en train de se terminer" ? Le docteur Philippe Juvin répond à Didier Raoult

Alors que la France vit son troisième jour de déconfinement, les journalistes télévisés se mettent de nouveau à accueillir plusieurs invités en plateau. Dans l'émission C à vous du mercredi 13 mai 2020, sur France 5, la présentatrice Anne-Elisabeth Lemoine a reçu le professeur Philippe Juvin, chef des urgences de l'hôpital parisien George Pompidou. Le médecin anesthésiste-réanimateur de 56 ans est devenu un visage familier pour les Français, après ses multiples interventions dans les médias au sujet de l'épidémie du coronavirus. Il a été interrogé par Anne-Elisabeth Lemoine sur le déconfinement : "On déconfine. J'espère qu'on a des masques. J'espère qu'on a des tests. J'espère qu'on a lits de réanimation" a-t-il commenté.

Le professeur Philippe Juvin répond aux prévisions de Didier Raoult sur l'épidémie du coronavirus

Alors que beaucoup s'inquiètent d'une nouvelle vague d'épidémie, le médecin donne son avis : "Je ne suis pas devin. Je suis médecin. Je ne sais pas ce qui va se passer dans 15 jours. Ce que je sais, c'est que si elle arrive, il faut qu'on soit prêts" alerte-t-il. L'équipe de C à vous diffuse ensuite un extrait d'interview du professeur Didier Raoult, dans lequel le docteur marseillais affirme que "l'épidémie est en train de se terminer". Le professeur Philippe Juvin, n'est pas aussi catégorique : "Je ne vois pas comment dès lors que 5% seulement de la population est infectée... Comment on lâche tout le monde du fait du déconfinement dans la rue... Je ne vois pas comment le reste de la population qui n'a pas été infectée ne s'infecterait pas, et pourquoi on n'aurait pas une deuxième vague" s'inquiète-t-il.

Avec humilité, il reconnait toutefois au professeur Didier Raoult une expertise : "Celui qui parle est quelqu'un de connu. Il connait beaucoup mieux les coronavirus que tout le monde autour de cette table et beaucoup de monde". Le professeur termine son raisonnement en déclarant qu'"il n'observe pas de deuxième vague dans les pays qui sont en avance sur

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