“C’était ça ou j’en crève” : Coline Berry revient sur la plainte pour viols déposée contre son père, Richard Berry

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2021, espérons-le, marquera peut-être la fin du tabou autour de l’inceste. Car depuis l’affaire Olivier Duhamel – exposée au grand jour dans le livre de Camille Kouchner, La familia grande – les témoignages de victimes se multiplient dans la presse et sur les réseaux sociaux. Et voilà maintenant deux semaines que la France n’a que deux mots à la bouche : l’affaire Berry. Le 2 février 2021, l’on apprenait en effet que Richard Berry était accusé d’inceste par nulle autre que sa fille aînée, Coline. Quelques jours plus tôt, le 21 janvier, cette dernière a d’ailleurs déposé plainte contre lui et son ex-femme Jeane Manson pour “viols, agressions sexuelles et corruption de mineur”. Bien que les faits soient prescrits, une enquête a été ouverte et les différentes parties sont auditionnées tour à tour par la brigade des mineurs.

Depuis son terrible témoignage dans les colonnes du Monde – dans lequel elle révèle tous détails des “jeux sexuels” qui lui ont été imposés durant les années 80 – Coline Berry s’était faite discrète. Mais lundi 15 février, auprès de France Info, elle a accepté de revenir sur les raisons qui l’ont poussée à porter plainte contre son père.

Déterminée “à enfin se délester de ce si douloureux secret de famille” (que Richard Berry réfute catégoriquement), la fille aînée de l’acteur déclare avoir “pensé faire cette démarche” plusieurs fois au cours de sa vie, à “des moments où, évidemment, ce n’était pas du tout prescrit”. Lorsque nos confrères l’interrogent sur ce qui l’a empêchée de dénoncer les actes dont elle a été victime, la réponse est sans équivoque : “J’ai toujours eu très peur de mon père, ça c’est sûr, de sa violence, de beaucoup de choses. La peur de faire du mal à d’autres que soi. Pas qu’à mon père, à ma famille, à mes grands-parents.” Coline Berry révèle d’ailleurs que sa grand-mère lui aurait conseillé d’attendre la mort de son père pour parler.

“Quand on dit qu’on va dénoncer, on a l’impression, et c’est aussi ce que votre entourage vous renvoie, (...)

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