C’est prouvé, ragots et commérages sont bons pour notre santé

Ragots, commérages, potins... Autant de mots qui renvoient au fait parler d’une personne qui n’est pas présente. Une activité à laquelle bon nombre d’entre nous se sont déjà adonnée, et qui ne serait pas aussi négative qu’on le laisse entendre. Mieux encore : elle pourrait même être bénéfique pour la santé !

Une étude publiée en 2019 dans la revue Social Psychological and Personality Science et menée sur près de 500 personnes démontrait par exemple que la majorité des ragots étaient neutres, autrement dit qu’ils n’étaient pas malveillants.

Mais ce n’est pas tout : les commérages auraient de véritables bienfaits sur la santé, puisqu’ils permettraient la libération d’endorphines, les fameuses "hormones du bonheur". C’est en tout cas ce qu’explique une étude publiée en 2019 dans la revue Frontiers in Psychology.

Les potins favoriseraient la libération d'endorphines

Cette libération d’endorphines pourrait s’expliquer par le sentiment d’appartenance suscité par les potins. Oui, car les commérages renforcent les liens sociaux ! Un mécanisme vieux comme le monde, comme l’expliquait Mark Leary, professeur de psychologie et de neurosciences à l'Université Duke (Etats-Unis), au site Health :

"Le commérage est un instinct humain fondamental, car nos vies sont profondément ancrées dans des groupes. Nous vivons non seulement en groupe, mais nous dépendons également des membres de ces groupes pour survivre. Nous avons besoin d’avoir le plus d’informations possible sur nos proches pour savoir comment sont les personnes qui nous entourent, en qui avoir confiance ou non, qui enfreint les règles du groupe, qui est ami avec qui, quelles sont les personnalités et les points de vue de chacun".

De bonnes raisons de continuer à faire des commérages, à condition de ne pas en abuser : si les ragots aident les individus à se socialiser, ils peuvent également finir par les diviser !

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