Camille Thomas : « Je crois beaucoup au désir »

Valérie Robert
·2 min de lecture

Depuis le premier confinement, la jeune violoncelliste nous fait vibrer. Qu'elle joue sur son toit ou dans les musées, on en pince pour ses cordes très sensibles.

Le grand public vous a découverte, car vous jouez sur de drôles de scènes, non ?
Camille Thomas - Dès mars 2020, j'ai été touchée de voir les images des lieux de culture sans visiteurs. J'ai alors demandé au musée des Arts décoratifs si je pouvais venir. Après tant de silence, la musique qui a jailli a été comme une renaissance, un moment d'émotion. Après, je suis allée au château de Versailles, qui a connu deux guerres mondiales, des pandémies et dont la splendeur m'éclabousse encore les yeux. Cela montrait qu'on était là, qu'on attendait, qu'on n'était pas morts. J'ai continué et les vidéos sont disponibles sur YouTube notamment. J'ai également joué sur mon toit pour mes voisins et le personnel soignant. Etre sur un toit et prendre de la hauteur apportent de la plénitude. On s'élève, on a le sentiment de sortir des tracas du monde et d'avoir cette musique, près du ciel, au-dessus de tout.

La musique n'a aucun sens si elle n'est pas partagée.

Vous avez même accepté, il y a deux mois, une quatorzaine pour un concert en Corée du Sud !
Camille Thomas - J'ai dit oui sans hésiter mais, au-delà, je trouve surtout que la musique n'a aucun sens si elle n'est pas partagée. Sans le moment de communion avec les autres, elle est comme une fleur qui se fane. Le public, c'est l'eau, il lui est essentiel. C'est lui qui me permet d'exercer ce métier très diffcile, car il faut faire face au trac, à la question de savoir si je vais être...

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