Cancer colorectal : de l’aspirine pour éviter la récidive ?

De nombreuses études se sont déjà penchées sur le rôle de l’aspirine en prévention de certains cancers. Grâce à ses puissants effets anti-inflammatoires (l’inflammation étant souvent le foyer qui favorise l’émergence des tumeurs), l’aspirine réduit la potentialité de développer plusieurs cancers, tels que le cancer colorectal. Mais qu’en est-il de la récidive ?

Une nouvelle étude, parue dans la revue Carcinogenesis, montre que l’acide acétylsalicylique (le nom scientifique de l'aspirine) diminuerait le risque de rechute de cancer colorectal en freinant la croissance des tumeurs. Les chercheurs américains sont arrivés à ces conclusions en l'utilisant en laboratoire sur des cellules tumorales, ainsi que chez des souris malades. Les résultats, bien que positifs, sont encore à confirmer : pas question donc de se jeter sur les comprimés blancs en cas de cancer. La prudence s’impose d’autant plus que malgré ses vertus bénéfiques (dues à ses propriétés anti-inflammatoires entre autres), l’aspirine n’est pas dénuée d’effets secondaires : elle augmente les risques de saignement, d’ulcère ou d’hémorragie gastrique. Pour soulager les petits maux quotidiens, les médecins lui préfèrent d’ailleurs le paracétamol, au rapport bénéfice/risque plus avantageux.

Concernant la récidive en cas de cancer, on pourrait en savoir plus d’ici quelques années. Depuis 2015, l’Institut britannique de recherche sur le cancer a en effet lancé un essai à grande échelle, sur 11 000 patients traités pour un cancer (sein, intestin, œsophage, prostate, estomac...) afin d'établir dans quelle mesure la prise d'aspirine permettrait d’éviter la rechute. Concernant le cancer colorectal plus spécifiquement, une autre étude – cette fois française – est également en cours au CHU de Rouen : un groupe de patients reçoit durant trois ans 100 mg d’aspirine (un autre un placebo). Les malades seront suivis durant dix ans.

Affaire à suivre donc !

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