Candidats aux législatives, l’inflation les freine dans leur campagne

© Mourad ALLILI/SIPA

À l’ombre des combats politiques qui se mènent au sommet à grand renfort de meetings onéreux, certains candidats, subissant l’inflation, peinent à amortir les coûts d’une campagne pourtant peu dispendieuse.

Loin des candidats-personnalités, des atouts de partis et des éléphants de la politique, quelques candidats aux législatives des 12 et 19 juin prochains ne bénéficient ni de la notoriété ni de l’appui financier nécessaire du parti politique dont ils arborent les couleurs. « Le Parisien » dresse le portrait d’une poignée d’aspirants à l’hémicycle qui disent souffrir de l’augmentation des prix, et notamment ceux de l’essence (nécessaire à parcourir le territoire qu’ils doivent convaincre) et du papier (nécessaire à imprimer les tracts de campagne).

Candidate Les Républicains sur la sixième circonscription du Pas-de-Calais, Faustine Maliar peste contre les tarifs du papier, que l’inflation a fait bondir de 15 %. « Et la hausse se répercute sur chaque document », décrit-elle au « Parisien ». Tracts, lettres de présentation, programme imprimé, journal de bord : voilà ce qui marche, selon elle, auprès de la population âgée de sa circonscription. Voilà aussi ce qu’elle a de moins en moins le luxe de s’offrir. Alors, la candidate de 27 ans n’a d’autre choix que d’amortir l’inflation « sur [ses] derniers personnels », faute de pouvoir « négocier des remises » à quelque échelle que ce soit de la production.

Même galère pour Sonia Naffati, candidate pour la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes) dans la deuxième circonscription des Alpes-Maritimes. Déjà candidate pour la...

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