Cannes 2021 : le jury réuni sur la Croisette pour ouvrir cette nouvelle édition

Pour débuter cette journée d’ouverture, le jury du Festival de Cannes s’est réuni sur la Croisette. Au programme, une conférence de presse très engagée.Le Festival de Cannes est de retour. La grand-messe du cinéma accueillait l’équipe du film « Annette » de Leos Carax en début d’après-midi, avant de consacrer la traditionnelle conférence de presse au jury de cette 74e édition. Au premier plan, un Spike Lee très à l’aise devant les objectifs. Le président du jury s’est prêté avec le sourire et de nombreuses poses à l’exercice du photocall. A ses côtés, les huit jurés : Mélanie Laurent, Mylène Farmer éblouissante en robe rouge, Jessica Hausner, Song-Kang Ho, Kleber Mendonça Filho, Maggie Gyllenhall, Mati Diop et Tahar Rahim. Ce prestigieux comité s’est réuni sur la Croisette pour une première prise de parole. Pour l’acteur césarisé grâce à « Un Prophète », ces deux semaines représentent un moment particulièrement puissant. « Je suis né à Cannes », précise Tahar Rahim qui rappelle à quel point le Festival est un « moment mémorable » et « très très fort ». « Cannes, c’est quelque chose de fou qui peut changer la vie d’un acteur, d’un réalisateur, d’un scénariste », ajoute-t-il. « C'est pour cette raison que ça continuer à faire rêver les petites filles et les petits garçons qui veulent faire ce métier. Et c’est pour ça qu’il mérite d'être célébré. » Un bel hommage qui ravit aussi Mylène Farmer. La chanteuse de « Libertine » n’a pas hésité une seconde avant d’accepter son rôle de jurée. « Je suis plutôt secrète, plutôt réservée, mais j'ai accepté tout de suite, c'est extraordinaire », confie-t-elle. Un Festival engagé En nommant Spike Lee à la tête de cette édition 2021, il fallait s’attendre à un rendez-vous militant. Le réalisateur légendaire de « Do the Right Thing » n’a pas attendu pour livrer un message fort lors de cette journée d’ouverture. « Quand vous voyez Eric Garner, King George Floyd, assassinés, lynchés. On pourrait penser qu’on arrêterait de chasser les noirs comme des animaux, mais non », déplore Spike Lee, qui s’exprime en toute franchise. « Ce monde est dirigé par des gangsters sans morale, sans scrupule. » Sur une note plus optimiste, le provocateur du cinéma américain affirme croire en l’avenir du cinéma, concurrencé par les plateformes de streaming. « Le cinéma et le streaming peuvent coexister », déclare-t-il. « À une époque, on pensait que la télé tuerait le cinéma. Ce n’est pas nouveau, c'est une histoire de cycle. »

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