Cannes 2021 : « Ouistreham », rendre visibles les invisibles

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Connaissez-vous le SBAM ? Pour un formateur d’agent d’entretien, cela signifie : Sourire, Bonjour, Au revoir, Merci ! Les maîtres-mots que la catégorie professionnelle plus communément appelée « femmes de ménages » doit observer avec circonspection. Après avoir vu « Ouistreham » d’Emmanuel Carrère – film d’ouverture de la 53e édition de la Quinzaine des Réalisateurs – on ne regardera plus celles et ceux qui nettoient bureaux, hôtels, avions et ferries de la même manière. Librement inspiré de « Le Quai de Ouistreham », récit autobiographique de la journaliste Florence Aubenas qui avait décidé de partir à Caen afin de « vivre la crise de l’intérieur » et racontait sa quête d’un emploi stable, ses expériences en tant que femme de ménage et ses rencontres, le film d’Emmanuel Carrère est un voyage à la fois social et sentimental dans ce qu’il y a de plus humain : rendre les invisibles visibles. Mettre seulement en images le livre de la journaliste aurait relevé du documentaire. Emmanuel Carrère a choisi une optique différente, la fiction dramatique. Juliette Binoche, à la base de cette aventure car elle a demandé régulièrement à Florence Aubenas son accord pour en tirer un film, est de tous les plans. Elle est formidable dans son interprétation de la journaliste qui s’invente une vie et noue des amitiés qui reposent sur une ambiguïté. La caméra d’Emmanuel Carrère la suit dans ses moments solitaires où elle...

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