Carburants synthétiques : d’ores et déjà voués à l’échec ?

C’est une prise de position symbolique à la Commission européenne : en mars dernier, l’Allemagne et l’Italie s’étaient opposées au sein des 27 à l’interdiction des moteurs thermiques en 2035. Cette grande réforme pousse depuis des mois les constructeurs automobiles à abandonner ces motorisations historiques, au profit de motorisations électriques. Ce n’est pas un hasard si la plupart des constructeurs ont d’ores et déjà annoncé vouloir renoncer au thermique dans les prochaines années. Avec comme objectif d’être 100% électrique en 2028, 2030 ou 2033 selon les calendriers des uns et des autres. Peugeot, Renault, Citroën, Mercedes, Volkswagen, Volvo : la plupart se sont pliés aux nouvelles réglementations. D’autres, notamment les constructeurs italiens de supercars, rechignent encore à se convertir au tout électrique. Mais plusieurs acteurs (États, constructeurs automobiles) lui reprochent de pousser arbitrairement vers l’électrique, sans considérer toutes les alternatives aux thermiques traditionnelles (diesel, essence).

Les carburants synthétiques seront-ils autorisés après 2035 ?

C’est le cas notamment des carburants synthétiques (e-fuels en anglais), obtenus à partir de CO2 « recyclé », provenant d’activités industrielles utilisant de l’électricité bas-carbone. S’ils en sont encore à leurs balbutiements, certains constructeurs comme Porsche y croient dur comme fer. La marque du groupe Volkswagen commercialise déjà son e-fuel, et place en lui beaucoup d’espoirs pour permettre aux moteurs thermiques d’être autorisés après...Lire la suite sur Autoplus