Carla Rebeiz, de la finance aux fourneaux

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Quand une grande banquière libanaise se reconvertit dans la food, cela donne un concept de resto malin, chic et pas cher. Portrait d’une femme hors norme dont le cœur bat pour son pays.

Il faut des vents contraires pour qu’un avion décolle », disait Henry Ford. Je les ai tous affrontés pour que ce projet voie le jour ! » s’exclame Carla Rebeiz en sirotant une limonade à la fleur d’oranger chez Eats Thyme, la petite cantine libanaise contemporaine qu’elle a ouverte à Paris, contre vents, marées et Covid. Le business, elle connaît. La résilience aussi.

Fille d’un entrepreneur beyrouthin et d’une avocate brésilienne disparue dans un accident de la route alors que Carla n’avait que 8 ans – « J’étais dans la voiture, depuis, je me bats » –, elle grandit entre Beyrouth, Sao Paulo et Paris. Elle parle six langues et décroche un MBA aux Etats-Unis. « Ensuite, j’ai voulu travailler dans le marketing à Paris, mais personne n’a voulu de moi. Alors j’ai fait carrière dans la finance. » Pendant vingt-cinq ans, elle navigue dans les eaux agitées des salles de marchés, jusqu’à devenir la patronne des fonds souverains pour les banques allemandes. Basée outre-Rhin, elle lance les premières obligations vertes en Europe, en partenariat avec la Banque mondiale.

La Mann’oushe Falafel avec fèves, coriandre, tahini, tomates, navets et concombres en pickles.
La Mann’oushe Falafel avec fèves, coriandre, tahini, tomates, navets et concombres en pickles.

La Mann’oushe Falafel avec fèves, coriandre, tahini, tomates, navets et concombres en pickles. © Hans Meijer

Mais c’est du passé. Carla préfère parler de son nouveau bébé, Eats Thyme. « Ce n’est pas juste une épicerie-restaurant, c’est une marque(...)


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