Quand Carlos Ghosn compare sa fuite au film “Midnight Express”

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Alors qu’il devrait se faire plutôt discret, à cause de son statut de fugitif recherché par Interpol, Carlos Ghosn enchaîne les apparitions médiatiques. L’ancien PDG de Renault-Nissan, arrêté en novembre 2018 par la justice japonaise pour suspicion de dissimulation de revenus et utilisation des fonds de l'entreprise à des fins personnelles, s’était enfui clandestinement du Japon quelques jours avant le passage à l’an 2020. Avant cela, il avait été incarcéré dans des conditions déplorables (selon les dires de sa femme Carole) avant d’être placé en résidence surveillée dans l’attente de son procès. Son évasion vers le Liban, pays dont il détient la nationalité, avait fait la Une de tous les médias pendant des mois. Et un an après, Carlos Ghosn continue de faire parler de lui.

En plus du documentaire et de la mini-série dans lesquels ils ont accepté d’apparaître, Carlos et Carole Ghosn ont décidé de publier un livre – intitulé Ensemble, toujours – pour raconter leur “descente aux enfers” et leur exil. C’est pour évoquer la sortie de cet ouvrage que les deux époux ont accepté l’invitation de David Pujadas, mercredi 3 mars 2021. Depuis leur résidence à Beyrouth, le couple a accepté de répondre aux questions du journaliste dans son émission 24 heures Pujadas, diffusée sur LCI.

Dans cet ouvrage, paru le jour-même, l’ex-patron de Renault-Nissan revient longuement sur son évasion, qui fut “la décision la plus difficile, la plus périlleuse de [sa] vie”. Alors forcément, David Pujadas a voulu en savoir plus sur l’état d’esprit de celui qui s’est caché dans une malle pour déjouer les contrôles de sécurité à l’aéroport. “Quand vous vous engagez dans une opération à très haut risque comme celle-là, vous n’avez pas peur”, a assuré Carlos Ghosn devant la caméra, avant de s’expliquer : “La peur vous hante au moment de la préparation, au moment où vous pesez le pour et le contre. Pendant toute la période qui sépare le moment où j’ai quitté mon appartement au Japon, du moment où j’ai atterri (...)

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