Carlos Ghosn, “fugitif à vie” dans "Sept à Huit" : son interview sur TF1 choque les internautes

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C'est une histoire digne d’un film ou d’une série. Carlos Ghosn, ancien PDG de Renault-Nissan arrêté en novembre 2018 par la justice japonaise pour suspicion de dissimulation de revenus et utilisation des fonds de l'entreprise à des fins personnelles, s'est enfui clandestinement du Japon quelques jours avant le passage à la nouvelle année 2020. Avant cela, il avait vécu plusieurs mois d'emprisonnement avec d'être placé en résidence surveillée dans l'attente de son procès. Dimanche 1er novembre 2020, l’homme d’affaires, qui détient la nationalité française, libanaise et brésilienne et fait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé par la justice japonaise, s’est confié aux caméras de TF1 pour l’émission Sept à Huit. Un entretien enregistré dans un hôtel, depuis le Liban, où il est confiné malgré lui. Les faits qui lui sont reprochés, sa cavale, sa vie de fugitif, le soutien de sa femme… Carlos Ghosn se livre, en parallèle de la sortie de son livre, Le Temps de la Vérité, écrit avec Philippe Riès (journaliste et ancien directeur de l’AFP) et publié le 4 novembre aux éditions Grasset.

Entouré de sa femme Carole Ghosn et de ses gardes du corps armés, Carlos Ghosn évoque donc sa nouvelle vie. “Je suis contraint de rester au Liban”, commence-t-il. “J’ai pensé que je pouvais être un fugitif à vie, mais ce n’était pas le pire pour moi. Le pire, pour moi, c’était de mourir au Japon. Muet, enchaîné et n’ayant pas la possibilité ni d’expliquer les faits tels que je les ai vécus, ni de me défendre.” L’ancien patron affirme aussi que le fait d’avoir été privé de sa femme pendant des mois, et de savoir qu’il ne pourrait pas la voir pendant plusieurs années, “a été un facteur déterminant” dans sa fuite. Carlos Ghosn se dit par ailleurs prêt à répondre à la justice française, qui organisera un interrogatoire depuis le Liban en 2021. A propos de sa “chute”, il ajoute : “Vous avez des moments de grand désarroi. Et même, vous vous demandez où est la lumière au bout du tunnel, vous ne la voyez (...)

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