Carlos Ghosn : cet incroyable secret de famille dont il ne parle jamais

L'ex-patron du groupe Renault Nissan, Carlos Ghosn, a pris la fuite au Liban alors qu'il était visé par quatre chefs d'accusations pour "malversations financières" au Japon. Mercredi 8 janvier 2020, l'homme d'affaires a tenu une conférence de presse de près de deux heures et demi, réglant ses comptes et se défendant tant bien que mal devant de nombreuses caméras du monde entier. Dans leur numéro du jeudi 9 janvier 2020, nos confrères de L'Obs lui ont consacré sept pages. Ils reviennent ainsi sur son enfance, l'histoire de sa famille et mettent en lumière un lourd secret familial jamais dévoilé : "Le père ou la blessure intime." L'hebdomadaire y décrit l'histoire de "Jorge", son père, qui vit entre le Brésil et le Liban. Il y a quelques décennies, celui-ci était agent de change à Beyrouth et menait une vie plutôt normale.

>>> Carlos Ghosn : qui sont ses enfants, Caroline, Anthony, Maya et Nadine?

Seulement, dans la nuit du 17 au 18 avril 1960, sa voiture, une "Peugeot crème", est "aperçue non loin de l'endroit où sera retrouvé le corps du père Boulos Massaad, assassiné", écrit L'Obs. Derrière ce crime peu ordinaire se cache une histoire beaucoup plus complexe. Le curé est en réalité l'associé de Jorge Ghosn dans "un trafic de diamants depuis l'Afrique". L'Obs révèle ensuite que le père Boulos Massaad était devenu "gourmand, très gourmand." Jorge Ghosn aurait de ce fait engagé un homme de main, Salim Abdel-Khalek, pour garder le contrôle et intimider le curé. C'est alors que non loin d'une route, la discussion tourne mal : "Le prêtre reçoit une première balle dans le dos, puis est achevé d'une balle dans la tête."

Jorge Ghosn et son homme de main s'accusent alors mutuellement et les deux hommes sont finalement condamnés à mort. Leur peine est revue en cours de cassation en 1962 et passe à quinze ans de prison. Salim Abdel-Khalek réussira à s'échapper en sciant les barreaux de sa cellule. Quant à l'avenir de Jorge Ghosn, celui-ci reste flou. Nos confrères de L'Obs expliquent

(...) Cliquez ici pour voir la suite