Carlos Ghosn : comment il a réussi à déjouer les contrôles de sécurité à l’aéroport

Les conditions de l’évasion de Carlos Ghosn, du Japon au Liban, resteront probablement un mystère. Et pour cause, l'ex-PDG de Renault-Nissan est muet lorsqu’il évoque le sujet : il ne souhaite pas en dévoiler davantage afin de protéger ses complices, ceux qui l’ont aidé à prendre la fuite sans que personne ne s’en aperçoive. Emprisonné au Japon pour "suspicion de dissimulation de revenus et utilisation des fonds de l'entreprise à des fins personnelles", il a décidé de prendre la fuite : ses conditions de détention étaient déplorables, comme l'a révélé son épouse. Lundi 27 janvier, BFTMV a consacré un reportage sur cette escapade qui s’est déroulée le 29 décembre 2019, et a dévoilé certains détails de celle-ci. On apprend, entre autres, comment ses alliés auraient réussi à déjouer les contrôles de sécurité une fois à l’aéroport.

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Carlos Ghosn s’est évadé de son hôtel caché dans une malle grâce à deux militaires qui, selon les informations de la chaîne, préparaient le coup depuis l’été 2019. C'est par voie aérienne, à bord d'un jet privé, qu'il a rejoint le Liban. Le plus dur était de contourner les contrôles de sécurité à l’aéroport, mais ils ont passé cette première et cruciale étape haut la main. Régis Arnaud, correspondant du Figaro au Japon, a expliqué que la malle dans laquelle se trouvait Carlos Ghosn ne pouvait pas être soumise aux rayons X. "La malle n’aurait pas été scannée", assure-t-il, "En pressant un peu les choses, en disant qu’ils étaient pressés, j’imagine que les douaniers qui n’ont rien suspecté les ont laissé passer pour prendre leur avion".

Par ailleurs, dans la loi japonaise, les bagages destinés aux jets privés ne sont pas obligatoirement soumis à des contrôles. "Ils partent du principe que personne ne va voyager dans une malle en prenant un jet privé. Les services d’immigration, dans le cas de Carlos Ghosn, n’étaient pas fautifs", précise Régis Arnaud. Carlos Ghosn avait également

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