Cas de rage en Île-de-France : quels sont les symptômes et comment réagir en cas de doute ?

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Le ministère de l’Agriculture a annoncé dans un communiqué un cas de rage chez un chien de type croisé Husky, confirmé par l’Institut Pasteur. Le chien était détenu dans un refuge d’Evry-Courcouronnes dans l'Essonne (91), il a développé les premiers signes de la maladie le 19 octobre et est mort le 25 octobre. Il est resté dans le refuge, seul dans son box ou dans une courette de détente.

Plusieurs personnes ont été mordues, et d'autres ont pu être exposées au chien pendant sa période de contagiosité. Elles ont été contactées et prises en charge par le centre antirabique de l’Institut Pasteur, qui leur a administré un traitement prophylactique post-exposition.

Au vue de la période d’incubation, le chien avait nécessairement contracté la rage avant son arrivée au refuge. Les premières investigations, toujours en cours, indiquent que ce chien aurait pu être importé illégalement du Maroc, pays où la rage circule à l’état endémique.

La France est officiellement reconnue indemne de rage (hors chauve-souris), mais la maladie continue de circuler dans de nombreux pays, notamment en Asie et en Afrique, où le chien est responsable de la majorité des cas de transmission à l’homme. D’après Santé publique France, 55 000 personnes décèdent chaque année de la rage dans le monde. En France, les cas humains sont rares et diagnostiqués au retour de voyage. Le premier risque provient de l’importation illégale d’animaux infectés par le virus.

La contamination se fait par un animal par la salive, (...)

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