Catherine Meurisse : "Je suis souvent en colère quand je suis dans la nature"

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Notre auteure de bande dessinée préférée (« la Légèreté », « les Grands Espaces »…) illustre « l'Esprit de la ruche, la vie secrète des abeilles », le livre de son père.

Quand est née votre conscience écologique ?

Elle fait partie de mon ADN. J'ai grandi à la campagne et j'ai regardé mon environnement, les saisons, mes parents qui s'occupaient du jardin. J'ai ainsi découvert nos colo­cataires les animaux : la taupe, le chevreuil, les loirs. Avec ma sœur, on était adhérentes au Roc, le Rassemblement des opposants à la chasse, à la LPO, la Ligue pour la pro­tection des oiseaux, et on était abonnées à la Hulotte, le journal le plus lu dans les terriers !

Quel est votre geste vert accessible au quotidien ?

C'est surtout de réfléchir, de m'informer, de remettre en cause mes actes. Je recueille les animaux mal en point. J'ai toujours eu ce réflexe. L'être humain a trop longtemps méprisé ses semblables comme s'il y avait une hiérarchie. Or on a tous besoin des uns et des autres pour vivre.

Quel serait votre slogan pour une planète plus écolo ?

C'est difficile d'en trouver un, mais j'aime bien « Aux arbres citoyens ». Je suis préoccupée par l'état des forêts, et j'ai un attachement particulier aux arbres, qui sont là pour nous réconforter, pour nous permettre de vivre mais aussi de réfléchir. Ce sont des êtres symboliques, philosophiques même. Je suis liée à un grand chêne que l'on voit depuis la fenêtre de ma maison d'enfance. Mais, en ce moment, mon arbre star redevient le tilleul – ce doit être en relation avec les abeilles. J'aime beaucoup les arbres pollinisateurs.

Votre frigo...

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