Centrafrique: le bloc républicain vent debout contre la tentative de réforme constitutionnelle

Après l'annonce du président Touadéra le 12 août dernier sur la tenue prochaine d'un référendum constitutionnel, le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, Maxime Balalou, a déclaré à l'issue du Conseil des ministres extraordinaire du 15 août que le gouvernement avait l'autorisation de l'Assemblée nationale pour mettre en place une Assemblée constituante. Ce vendredi 19 août, le décret convoquant la première session extraordinaire de l'Assemblée nationale devrait être lu.

Le Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) est vent debout. Ce rassemblement d'une trentaine de partis politiques et d'associations de la société civile dénonce ce qu'il qualifie de tentative de « violation » de la constitution centrafricaine et d'instauration d'un « pouvoir totalitaire ».

« Cette Constitution, pour nous, ne pose aucun problème puisque le président Touadéra lui-même dans ses discours affirme que les institutions de la République Centrafricaine fonctionnent normalement. Donc s’il n’y a pas de dysfonctionnement des institutions, c'est parce que la Constitution ne pose aucun problème », explique Maitre Nicolas Tiangaye, président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et membre de ce Bloc républicain.

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