Centre d’archives LGBTQI : « nous devons combler ce manque »

Jade Vigreux
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Pallier le manque de représentativité de la communauté LGBTQI dans la mémoire collective, c’est l’objectif du collectif Archives LGBTQI, dont le projet de centre d’archives a récemment été adopté par le Conseil de Paris. Focus sur ce lieu « essentiel ».

Un vœu, une première victoire pour les archives LGBTQI+. Jeudi 4 février, le Conseil de Paris a voté en faveur de la création d’un centré voué aux cultures et aux archives des minorités sexuelles et de genre. La mairie s’engage ainsi à trouver un espace « adapté et pérenne » d’ici la fin de l’année 2021. Et cela n’aura pas été une mince affaire : vingt ans se sont écoulés avant que le projet d’archives communautaires trouve enfin une issue favorable. Le temps de se heurter aux politiques mémorielles parisiennes – bien souvent frileuses – et que sorte, en 2017, le film « 120 battements par minute » pour définitivement raviver le dossier. ELLE s’est entretenu avec Thierry Bertrand, membre du collectif Archives LGBTQI, afin de comprendre l’importance d’un centre d’archives communautaire et indépendant pour les minorités LGBTQI+.

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La nécessité de maîtriser les codes culturels et le langage de la communauté

« Il y a un véritable défaut de représentativité de la communauté LGBTQI dans le discours historique, et nous nous devons de combler ce manque », explique Thierry Bertrand. Archiver est un sacrifice. Cela revient à trier parmi des éléments historiques, à choisir ceux qui disparaitront irrévocablement de la mémoire collective. Ou, au contraire, ceux qui la constitueront. « C’est pour cette raison qu’il est crucial que ce...

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