Cercle de femmes : des lieux d'échange et de partage

Effet #MeToo ? Besoin de se confier en dehors du cabinet d'un psy ? Envie de se reconnecter à sa féminité ? Les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre des cercles de paroles. Le mouvement est né aux États-Unis en 1997, à la sortie du roman d’Anita Diamant « Les Tentes rouges », devenu un best-seller. L’histoire évoque « ces Moon lodge dans lesquels les femmes amérindiennes se retrouvaient pendant le « temps des lunes », c’est-à-dire durant leurs jours de règles, généralement toutes en même temps », explique Claire Jozan-Meiseil, parmi les premières initiatrices de cercles de femmes en France et auteure du livre Les sagesses du cercle*. Depuis, l’engouement pour ces rites ancestraux ne fait que croître et les cercles fleurissent partout en France. Créé en France en 2012, le Festival du féminin propose rencontres, ateliers, expériences sensorielles... De Paris à Montréal, de Bruxelles à Bangkok, de Toulouse à Aix-les-Bains, les femmes y expriment un besoin universel, l'envie de se reconnecter à soi en partageant avec les autres. "Toutes les femmes sont les bienvenues, quel que soit leur âge", indique Nathalie Medroub, doula de profession et facilitatrice ou gardienne de Tentes rouges.

Après quelques rituels introductifs à base de méditations, de dessins, de chants, ou de lectures, tous les sujets tournant autour de la féminité sont abordés : puberté, mariage, maternité, sexualité… Chaque participante est libre de s’exprimer - tenant en main le bâton de parole - ou de se taire et la confidentialité est de mise. Si chaque cercle est différent, cela crée un effet miroir. "En écoutant les autres, je me rends compte à quel point nous sommes semblables", confie Céline qui assiste et accueille régulièrement des tentes rouges chez elle. "Les effets de ces moments d’introspection sont hautement thérapeutiques, constate Judith Vieille, fondatrice de Mùn, l’école des sorcières de lumières ** . À chaque fois, les partages d’expérience et les histoires se font écho, et

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