« C'est kafkaïen » : la galère financière d'Anna, victime de violences conjugales

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Depuis qu’elle a porté plainte contre son ex-conjoint, Anna a dû dépenser des sommes pharaoniques pour engager une procédure contre lui.

« Si j'avais su dans quelle galère j'allais me mettre en portant plainte, je ne l'aurais jamais fait » : après cinq ans de violences quotidiennes infligées par son ex-conjoint, Anna a dû s'endetter pour payer ses frais d'expertise et d'avocat. Aujourd'hui, elle s'estime « abandonnée » par la justice.

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« Depuis que j'ai déposé plainte, je n'ai jamais été autant dans la précarité », résume cette femme de 34 ans, résidant dans le Nord-Ouest de la France, et qui témoigne auprès de l'AFP sous un prénom d'emprunt.

Entre 15 000 et 16 000 euros

Contactée par l'intermédiaire de la Fondation des femmes - qui dénonce dans un rapport publié jeudi le « coût de la justice » pour les victimes de violences sexuelles - la trentenaire gagne 1 500 euros par mois, mais explique avoir dû engager 15 à 16 000 euros dans la procédure contre son « ex ».

Elle n'a droit qu'à une aide financière partielle pour couvrir ses frais d'avocat et se sent prise au piège dans des démarches qui la ruinent. Mais n'a pas le courage de tout abandonner, car elle perdrait ainsi tout espoir d'être remboursée ou indemnisée par son agresseur.

« Il a voulu me tuer trois fois »

A l'origine de ce parcours « kafkaïen », des années d'emprise et de violence : « J'ai subi des sévices horribles, il a voulu me tuer trois fois », raconte Anna, qui déposera finalement une main courante au commissariat début...

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