La CGT des pompiers condamne les violences sexistes au sein de la profession

Lydia Menez
·1 min de lecture

Dans un communiqué, le syndicat condamne les actes criminels et rappelle que « la parole des victimes doit être entendue », faisant ainsi écho à l’affaire Julie.  

Une prise de parole rare. Jeudi, la CGT SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) a publié un communiqué brûlant dans lequel elle rappelle « qu’il n’y a pas de place pour les prédateurs et les violences sexistes dans notre corporation ». 

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Le syndicat dénonce le comportement de certaines personnes au sein de la profession : « […] certains sapeurs-pompiers ont abusé de l’image positive et de la confiance dont nous bénéficions à juste titre dans l’opinion publique ». Ces comportements ne doivent pas, selon eux, « ternir ni dévoyer la passion que nous avons pour notre métier et nos missions indispensables ». Ils disent « [assumer] nos responsabilités d’agent.e.s, fonctionnaires, quel que soit notre grade et notre niveau de responsabilité et exigeons que l’administration sorte de l’inertie intolérable qui bénéficie toujours aux agresseurs ».  

« Nous croyons au témoignage de Julie » 

Ce communiqué accablant cite plusieurs fois Julie, jeune femme de 23 ans qui accuse plusieurs pompiers de viols à répétition. Ces agressions auraient duré de 2008 à 2010, alors qu’elle n’avait que 13 ans. « La parole des victimes n’a pas à être tue, ostracisée, disqualifiée, dévalorisée, moquée, minimisée, et nous nous croyons au témoignage de Julie », assure la CGT. Alain Darmey, membre du syndicat, estime...

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