Châtaignes fraîches : l'astuce pour les garder plus longtemps

L’histoire d’amour entre l’Ardèche et la châtaigne ne date pas d’hier, preuve en est la découverte sur son sol d’un fruit fossilisé datant de 8,5 millions d’années. C’est surtout au Moyen-Âge que sa production prend de l’importance : comprenant son intérêt économique, les moines implantent des vergers et mettent au point un système de stockage par séchage sur claies qui va sauver de nombreux foyers de la famine. Au XXème siècle, l’exode rural, la maladie de l’encre (qui oblige à abattre les arbres) et la sériculture mettent la production à mal. Il faudra attendre les années 70 et la volonté de quelques castanéiculteurs pour que la châtaigne d’Ardèche obtienne la reconnaissance d’une AOC en 2006 devenue AOP en 2014.

On dit du châtaignier qu’il a besoin d’être "dans un four en août et dans un puits en septembre". Appréciant les sols frais et acides, il s’épanouit sur une bande de moyenne altitude (entre 300 et 800 m) qui couvre 2000 ha du nord au sud du département. Résultats de nombreuses greffes pour l'endurcir, 65 variétés se partagent aujourd'hui l'AOP : la Sardonne, la Bouche Rouge ou la Combale. Certaines ne sont adaptées qu’à une seule vallée mais toutes sont reconnues pour leurs qualités gustatives, délicates et sucrées (très différentes des variétés hybrides du commerce, plus grosses mais plus fades). Souvent implantée sur des terrains en pente, la châtaigne reste une activité complémentaire de culture naturelle à laquelle les Ardéchois demeurent attachés.

Entre octobre (...)

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