Le chômage partiel sera possible pour les employés à domicile pendant le confinement

Le HuffPost avec AFP
Les employés à domicile pourront bénéficier d'un système équivalent au chômage partiel (Image d'illustration).

CORONAVIRUS - Les employés à domicile, eux aussi, subissent les conséquences du confinement. Assistantes maternelles, personnel de ménage, nounous, jardiniers... Nombre d’entre eux ont vu leur activité brusquement réduite, sinon totalement interrompue, par les nouvelles mesures du gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus. Parce que ces tâches sont désormais réalisées directement par leurs employeurs, et parce que toutes les activités non essentielles à la vie du pays doivent être arrêtées.

Mais contrairement aux entreprises, éligibles au chômage partiel lorsqu’elles subissent une baisse partielle ou totale d’activité, les employés à domicile ne bénéficiaient jusqu’ici d’aucun système de ce type. Mais le projet de loi instaurant un état d’urgence sanitaire, examiné ce samedi 21 mars à l’Assemblée nationale, doit permettre de changer la donne en autorisant le gouvernement à prendre par ordonnances une série de mesures pour soutenir l’économie.

Parmi elles, la mise en place d’un “système similaire au chômage partiel” pour les personnes employées à domicile qui n’ont plus de travail ou en ont moins.

Les particuliers employeurs seront remboursés

Dans le détails, les employeurs continueront de rémunérer leurs employés à hauteur de 80% de leur salaire habituel et ils se feront ensuite rembourser, via le Cesu, le centre auprès duquel ils déclarent les heures de travail, ou Pajemploi (pour la garde d’enfants).

“Les détails figureront dans les ordonnances et les décrets à venir, mais l’idée générale est bien de reprendre ce qui se fait pour les autres salariés tout en tenant compte des spécificités du secteur”, indique le ministère du Travail, contacté par La Croix.

“Il y avait un trou dans la raquette sur lequel nous avons tout de suite alerté. Heureusement, nous avons été entendus”, témoigne de son côté un porte-parole de la Fédération des particuliers employeurs (Fepem), lui aussi interrogé par La Croix.

Au-delà des indemnités de chômage partiel,...

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