Chanson douce : Karin Viard, la nounou assassine

Catherine Robin

Pour « Chanson douce », adapté du roman de Leïla Slimani, elle est Louise, la nounous assassine. Dans la vraie vie, elle poursuit son chemin bien entourée, avec une lucidité désarmante et une liberté absolue.

Sur les affiches que l'on croise en allant à sa rencontre, son visage est discrètement fissuré. Des craquelures qui font comme miroir avec celles d'une célèbre peinture de la Renaissance, elle aussi tête de gondole d'une expo-blockbuster débutant cet automne au Louvre. Un visage au mystère aussi épais que celui qui nimbe le personnage de Louise, dans l'adaptation par Lucie Borleteau du livre de Leïla Slimani, « Chanson douce ». Ce rôle, Karin Viard l'a voulu. De toutes ses forces. Et l'a obtenu. En incarnant cette nounou désespérée et meurtrière, l'actrice s'aventure dans un nouveau registre de jeu, dans le sillage des « Chatouilles », d'Andréa Bescond, où elle interprétait une mère froide à faire peur. Lorsqu'elle apparaît, la comédienne a abandonné le regard inquiétant de l'affiche pour renouer avec son visage solaire et rieur. Fidèle à sa réputation de spontanéité, elle n'est pas encore assise qu'elle nous parle déjà de son rendez-vous suivant, chez sa gynéco... Sans gêne, Karin Viard ? Instinctive plutôt, avec une bonne dose d'autocritique et un immense professionnalisme.

ELLE. Pouvez-vous nous raconter votre découverte et votre lecture du livre de Leïla Slimani, « Chanson douce » ?

KARIN VIARD. J'ai lu le roman après qu'il a obtenu le Goncourt, et une petite lumière s'est immédiatement allumée en moi. J'ai pensé : « Quelle formidable adaptation au cinéma cela pourrait faire ! » J'ai appelé un copain producteur pour...

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