Charlotte Rampling par Isild Le Besco, les mots du mal-être

Françoise Delbecq
·1 min de lecture

La réalisatrice Isild Le Besco signe un portrait en miroir de Charlotte Rampling, bouleversant face-à-face le mal de vivre. 

« Charlotte est quelqu’un qui se questionne énormément sur l’humain, sur l’existence. J’ai été “foudroyée en bien” grâce à ses mots. D’une certaine manière, Charlotte est une muse, une source d’inspiration. Elle me touche par son élégance. Ses yeux me semblent authentiques, profonds. Quand on parle avec elle, il faut être à la hauteur de sa sincérité, de sa générosité humaine. C’est ce qui lui importe. » Deux ans après sa première carte blanche dans le cadre de la série « Square Artiste » d’Arte, l’actrice et cinéaste Isild Le Besco dresse à la manière d’un peintre un portrait de Charlotte Rampling. À travers des images d’archives de camps, de guerres fratricides, elle fait état d’un malêtre. « Évoquer des épreuves, c’est tellement intime… On a rarement envie de les dévoiler à la première personne. J’ai utilisé d’autres biais. » On pense à « Portier de nuit », de Liliana Cavani, où Lucia interprétée par Charlotte Rampling renouait une relation avec son bourreau nazi (Dirk Bogarde). « Évidemment, ce film est un écho », poursuit-elle. Des gros plans de Charlotte envahissent l’écran, tandis qu’en arrière-plan la réalisatrice se fait discrète. Les paupières des deux femmes se ferment à moitié, la ressemblance tout à coup devient flagrante. « Charlotte est un modèle », précise-t-elle. Le texte écrit par la réalisatrice, lu tantôt par elle tantôt par l’actrice, parle aussi...

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