Charlotte Rampling : « je ressens une forme de distance par rapport à l'amour »

©Claude Gassian

L'actrice pose sa voix sur un album exquis et mélancolique.

Il y a d'abord cette voix, élégamment grave, et ce soupçon d'accent british. Et puis ce regard, l'un des plus magnétiques du cinéma, fidèle à sa réputation. Même si elle s'avère simple, humaine et accessible, Charlotte Rampling, 76 ans, a l'aura d'une star et d'un mythe. Tout un imaginaire aristocratique et vénéneux, séducteur et glamour, que l'on retrouve dans « De l'amour mais quelle drôle d'idée », formidable album cousu main par le compositeur Léonard Lasry et l'autrice Elisa Point. Soit dix chansons à l'humeur gainsbourienne où l'actrice distille un chanté-parlé à l'ironie délectable et à la délicieuse mélancolie. Interview.             

ELLE. Qui est cette femme, semblant revenue de tout, même de l'amour, qui s'exprime dans ces chansons ? Vous ?             

CHARLOTTE RAMPLING. Cet album ressemble à un film d'Antonioni, qui m'aurait donné carte blanche pour incarner ce personnage de cinéma qui pourrait être mon alter ego mais ne l'est pas. Dans la vie, je ne suis pas vénéneuse, je suis anglaise, plutôt facile d'accès, je ne suis pas une séductrice. Pourtant, à l'écran, j'ai un potentiel de séduction très fort. Je crois que l'objectif capte votre sensualité malgré vous. Donc j'ai joué à la séductrice pour cet album. Une séductrice un peu désabusée.           

ELLE. Qu'est-ce qui vous a donné envie d'accepter ce nouveau défi ?             

C.R. Tout s'est fait très spontanément. Léonard, que je ne connaissais...

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