Charnier Descartes : le centre vendait à l’Afrique des corps donnés à la science, "démembrés puis disséqués"

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En novembre 2019, L’Express dévoilait l’insoutenable : le Centre du don des corps de l’université Paris-Descartes, située dans le 6e arrondissement de la capitale, avait accueilli, jusqu’en 2018, un véritable charnier au cinquième étage. Dominique Hordé, ex-secrétaire général des lieux, avait dévoilé les coulisses effroyables de cet endroit aujourd’hui fermé dans les colonnes de Paris Match, en septembre 2021 : "Frigos en panne, prolifération de mouches, canalisations bouchées par les fluides humains”, énumérait-elle, avant d’évoquer les “têtes gonflées, nécrosées, putréfiées, aux mâchoires ouvertes avec pour tout linceul des sacs plastiques plus ou moins fermés.” Le magazine Paris Match, en kiosques lundi 3 mai 2021, a fait une nouvelle découverte effroyable : ce charnier existait depuis plus de 10 ans, comme le prouvent 13 diapositives de 1988 qui montrent des "cadavres en état de décomposition", et des "membres noirs comme du charbon, putréfiés et entassés sans aucun respect" dévoilées sur Twitter mercredi 2 juin 2021 par la journaliste Anne Jouan (qui signe le papier de Paris Match).

Dans une interview publiée le même jour sur le site internet de Paris Match, Philippe Even, l’ex-doyen de la faculté de Necker à Paris entre 1988 et 2000, revient sur ce qu’il a vu lors de sa première (et seule) visite au Centre du don en 1988. "Ce bâtiment était indépendant, je n’avais aucun pouvoir sur ce qui s’y passait", a-t-il d’abord tenu à préciser. "Je vois des cadavres qui flottent à (...)

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