La chaussure en grande pompe

Des souliers de Marie-Antoinette à ceux de Christian Louboutin, le musée des Arts décoratifs retrace la fabuleuse histoire de l’incontournable accessoire du quotidien. Surprenant !

Celles qui ont marché sur la plage à la fin du XIXe siècle ou sur la Lune le 21 juillet 1969, celles qui ont chaussé la courbe parfaite d’une impératrice ou le fort cou-de-pied d’un prisonnier, celles qui perchent sur des hauteurs extrêmes les geishas japonaises ou les mannequins chancelants des podiums de cet automne… les chaussures sont de précieux documents de l’Histoire, des compagnons de route hauts en style qui racontent les époques sans le moindre faux pas. En s’interrogeant sur le statut de ce monument du vestiaire féminin et masculin et sur les manières de se déplacer en Occident et dans les cultures extra-européennes, de la fin du Moyen Age à nos jours, le musée des Arts décoratifs présente entre ses murs une belle aventure artistique et scientifique.

1792 Chaussure de Marie-Antoinette.

1792 Chaussure de Marie-Antoinette. © DR

Dans les collections du MAD se trouve la relique d’une reine : une « it shoe » volée en 1792 par un soldat de la Garde nationale dans la chambre de Marie-Antoinette au palais des Tuileries. Mais il y a un hic. Si l’épouse de Louis XVI alors âgée de 37 ans chaussait un 33, le soulier royal ne mesure que 21 centimètres… Comment une femme pouvait-elle glisser son pied et enchaîner un pas après l’autre dans un si petit godillot en taffetas de soie ? C’est cette énigme aux dimensions stupéfiantes qui est à(...)


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