Chez l'enfant, la fessée prépare le terrain de l'anxiété et de la dépression

Au mois de juillet 2019, la France est devenu le 56ème pays au monde à interdire les "violences éducatives ordinaires", qu'elles soient physiques ou psychologiques. En théorie, la fessée est donc interdite sur le territoire français : lorsque cette sanction est répétée, le juge des enfants peut être saisi et l'affaire peut aboutir au tribunal.

Oui mais voilà : nombreux sont les parents qui continuent à donner des fessées à leurs enfants. Une nouvelle étude réalisée par la Florida State University (aux États-Unis) va peut-être les faire changer d'avis : les chercheurs américains ont trouvé un lien entre le nombre de fessées reçues durant l'enfance et le risque de développer une dépression ou de l'anxiété.

Les châtiments corporels ont un impact sur les neurones des enfants

Pendant 2 ans, les chercheurs américains ont suivi un groupe de 149 enfants âgés de 11 à 14 ans au début de l'observation : notamment grâce à l'électroencéphalographie (EEG), ils ont déterminé que les enfants ayant reçu des châtiments corporels (dont la fessée) avaient un risque accru de développer une dépression ou une anxiété à l'adolescence.

Plus spécifiquement, ces travaux montrent que les châtiments corporels ont un impact sur les réseaux de neurones qui se trouvent dans le cerveau : avec le temps, les enfants victimes de "violences éducatives ordinaires" accordent plus d'importance à leurs erreurs, et apprécient moins les récompenses obtenues. D'où un impact (...)

Lire la suite sur Topsante.com

Écrans : 27% des enfants de 2 ans sont exposés (trop tôt)
Bronchiolite du bébé : quand aller (impérativement) aux Urgences ?
Dépistage néonatal : quelles sont les nouvelles maladies détectées à partir de janvier 2023 ?
Un test de grossesse salivaire, bientôt disponible ?
L'allaitement protège contre les allergies (lorsqu'il est poursuivi plus de 3 mois)