Chiara Ferragni : « Ce documentaire, c’est moi, plus vulnérable et plus réelle que sur les réseaux sociaux »

Elodie Petit

A l’heure où nous écrivons ces lignes, Chiara Ferragni frôle les 18 millions d’abonnés sur Instagram. Peut-être qu’à l’instant où vous lirez cet article, elle aura passé la barre, vu l’engouement qu’elle suscite. En dix ans, cette Italienne inconnue est devenue la plus grande influenceuse mode de tous les temps. D’ailleurs, à ses débuts, le terme « influenceuse » n’existait pas, et elle était simplement blogueuse. Sur son site, « The Blond Salad », elle shoote ses looks, et le public l’adopte immédiatement. Chiara Ferragni fascine, agace, amuse, impressionne. A tel point qu’elle dévoile vendredi un documentaire, « Unposted », sur sa vie sur Amazon. Quelle enfant était-elle ? En quoi consiste vraiment son quotidien, entre voyages luxueux et réunions jusque tard ? Quelle mère est-elle ? Pourquoi montre-t-elle le visage de son enfant sur les réseaux sociaux ? En pleine promo, à New York, Chiara Ferragni nous a accordé un moment.

ELLE. Vous documentez votre vie sur les réseaux sociaux chaque jour. Pourquoi ce film ?
Chiara Ferragni. On me demandait souvent l’origine du succès, quelle était mon histoire. J’ai voulu un documentaire qui parle aussi bien de ma vie personnelle que de mon business. Pour en montrer plus que ce que je poste.

ELLE. Vous pouvez contrôler votre image sur les réseaux sociaux, mais pas là.
Chiara Ferragni. J’avais peur de découvrir le résultat, c’est ma vie vue par les yeux de quelqu’un d’autre. Mais c’est une femme qui est derrière la caméra, Elisa Amoruso, une Italienne, elle ne vient pas de la mode, elle ne connaissait rien à ma vie, c’était intéressant. C’est terrifiant de donner le pouvoir de la narration à quelqu’un d’autre, mais le résultat que l’on voit, c’est bien moi, plus vulnérable et plus réelle que ce que vous voyez sur les réseaux sociaux.

ELLE. Vous ressentez la pression d’être parfaite ?
Chiara Ferragni. A mes débuts, quand j’essayais de me faire un nom, j’avais peur de ce que les gens pensaient de moi, je me demandais si j’allais compter dans la mode, je ne savais pas quoi faire de ma vie, je me mettais la pression. Et puis, j’ai atteint un point où je ne veux plus me soucier de ce que l’on pense de moi, et ça m’a changé la vie. Je n’ai pas besoin d’être parfaite, c’est bien de montrer ses défauts. J’aime mon métier, mais ce n’est pas grave de se sentir triste ou de faire des erreurs.

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