La Chine met un terme aux importations de déchets solides

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À compter du 1er janvier, la Chine interdira l’importation de tous déchets solides sur son territoire. Ces derniers étaient encore autorisés après le retrait progressif de plusieurs autres matières recyclables dans le cadre d’un plan de politique environnementale introduit il y a trois ans.

C'est l’épilogue d’un programme environnemental lancé en 2017. Son objectif : interdire l’importation et le traitement en Chine de 24 catégories de déchets en provenance de l’étranger, notamment les plastiques, les pièces automobiles, les papiers, les textiles ou encore les rebuts d'acier ou de bois.

Avec son plan baptisé « Épée nationale », la Chine avait au fil des mois imposé des restrictions, en refusant certains types de déchets parmi les moins recyclables. À partir du 1er janvier, l’interdiction concernera donc une dernière catégorie : les déchets solides. Depuis près de quarante ans, le géant chinois importait des déchets pour les traiter sur son territoire.

En fermant ses frontières, la Chine a provoqué une accumulation de déchets dans les pays exportateurs, majoritairement occidentaux, mais aussi une avalanche de déchets vers les pays d’Asie du Sud-Est comme la Malaisie, les Philippines ou l’Indonésie, qui refusent aujourd'hui à leur tour de devenir les poubelles de la planète.

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