Chino : le retour du héros

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Longtemps ringardisé, le pantalon beige signe ce printemps un come-back ultra-stylé sur les podiums des créateurs.

En 2020, les ventes de costumes ont chuté de 40 %, selon la société britannique de conseil Kantar. Si les confinements et le télétravail ont favorisé l’achat de vêtements d’intérieur confortables, comme les sweats et les joggings en molleton douillet, d’autres pièces plus structurées ont su tirer leur épingle de ce nouveau jeu de la mode. Chez l’homme, le chino en toile de coton est le grand gagnant du printemps. En cause ? son allure passe-partout facile à porter et à associer : avec une chemise aux manches retroussées, un simple tee-shirt blanc, un petit pull ou un gilet en maille fine, il coche sans fausse note les cases de l’allure easy chic. Pourtant, il revient de loin… Car si certains (plutôt la cinquantaine passée) avaient encore l’habitude de le sortir le week-end ou en vacances, d’autres le considèrent comme une pièce tradi de bon fils à papa, pour ne pas dire hyper démodée !

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Le chino doit son origine au dressing militaire. Il fut développé par les armées anglaises vers 1846 pour équiper ses soldats envoyés dans la colonie du Pendjab en Inde. Le lieutenant-général sir Harry Lumsden, qui trouvait les pantalons blancs de ses hommes bien trop salissants et surtout voyants aux yeux de l’ennemi, eut l’idée de les teindre avec du mazari, un végétal local qui lui donne une couleur sable. D’où son nom, « khaki », qui signifie « poussière » en hindi. Même si l’armée britannique a par la suite importé ce coton croisé léger d’Angleterre, la légende raconte que lorsqu’il n’y avait plus de ravitaillement, les engagés teignaient leur futal immaculé avec du café, du thé, du jus de tabac, du curry et même de la boue. Le modèle, rapidement adopté par toutes les troupes britanniques, voyage et fait fureur(...)


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