Chirurgie esthétique : faut-il dire ce que l'on a fait ?

Alix Girod de l'Ain

Qu'on soit actrice, Première dame ou anonyme, la question se pose : faut-il dire ce qu'on a fait ? Tout dépend de l'intervention subie et de la personne à laquelle on s'adresse. Les conseils du Dr Aga en quatre points. 

Y a-t-il des opérations plus « racontables » que d'autres ?

Il existe en effet une hiérarchie du politiquement correct chirurgical. Et elle est très bizarre. En fait, tout dépend de la zone du corps opérée et de l'âge qu'on a. Voici, d'après mon expérience, le classement des interventions les plus faciles à raconter :

Le recollage d'oreilles

Tout le monde s'en fout, à n'importe quel âge.

L'opération du nez

 Plus elle est pratiquée jeune, plus les gens soupçonnent le pire (influence néfaste d'Instagram ou, pire, de la mère). Après 22-23 ans, la rhinoplastie est mieux acceptée, mais suscite des sourires entendus du genre : son joli nez, c'est de la triche. Et on n'a pas le droit de tricher. Sauf avec notre couleur de cheveux, notre maquillage, nos fringues flatteuses, ou nos talons. Là, c'est O.K. Mais l'harmonie d'un visage doit vous être donnée direct par le bon Dieu. Sans ça, il convient de vivre avec nos complexes jusqu'à la mort. Youpi.

La réfection des seins

Comme pour le nez, le sujet jeune est immédiatement suspecté d'être complexé par un entourage toxique. En revanche, une augmentation/diminution mammaire est bien acceptée après un accouchement. Comme une forme de « réparation » que la jeune mère aurait bien méritée (post-allaitement de préférence). Reviens, Simone de Beauvoir !

L'aspiration de graisse

La question ne se pose pas. Aucune Française ne parle de sa liposuccion, le mot et ce qu'il véhicule visuellement étant trop...

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