Elles ont choisi le célibat

Patrick Williams

Pour elles, la vie solo est loin d'être un chemin de croix : c'est un choix qui leur permet d'être pleinement elles-mêmes, libérées du couple et du regard des autres.

Emma Watson a trouvé la formule qui fait mouche. Dans une interview donnée au « Vogue » anglais, en novembre dernier, l'actrice a déclaré être très heureuse de vivre en solo. Mieux, elle l'a théorisé : je suis « self-partnered », a-t-elle décrété. Ce qu'on pourrait traduire par : « Je suis mon propre conjoint. » Aussitôt l'expression a été reprise partout sur Internet. La comédienne venait de prononcer le mot magique, celui qui décrit à merveille ce que vivent nombre de personnes. En effet, de plus en plus de femmes, notamment dans les pays anglo-saxons, revendiquent le fait de ne pas être en couple et refusent que ce soit vu comme un état « honteux » (certes, les hommes aussi sont concernés, mais force est de reconnaître que le célibat est plus valorisé dans leur cas).

On appelle cela le « single positivity movement ». Certaines célébrités le clament ainsi haut et fort (outre Emma Watson, on trouve Selena Gomez ou Ariana Grande), un best-seller a été écrit sur le sujet aux États-Unis (« The Unexpected Joy of Being Single », de Catherine Gray), et la rappeuse Lizzo, dans son tube « Truth Hurts », proclame : « Je chante le célibat. Et je me fous d'avoir une bague au doigt ! » Et que dire de ces extrémistes qui se marient avec elles-mêmes (on parle alors de « sologamie »), lors de vraies petites cérémonies, cas isolés mais révélateurs d'un certain état d'esprit (lire l'hilarant roman de l'Anglaise Sophie Tanner, «...

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