Christian Clerc, président de Four Seasons: "Les codes du luxe ont changé"

La première compagnie d’hôtellerie de prestige au monde organisait son 5eme « pop down » à Londres. Une soirée évènement éphémère, où des grands chefs comme Anne Sophie Pic ou Simone Zanoni, préparaient des plats sur le thème du « retour à l’enfance ».  A cette occasion, destinée à promouvoir une image plus « branchée » de la marque, nous avons demandé à son Président de nous parler des enjeux du futur pour l’industrie hôtelière.

Paris Match.Quelle est l’idée derrière cette série de « pop down » Four Seasons, que vous organisez un peu partout dans le monde ?
Christian Clerc. C’est notre interprétation du pop-up. Ces espaces éphémères qui se font beaucoup dans la restauration, et l’évènementiel en général. On l’a fait à Miami avec Art Basel, à Hong Kong aussi. Londres était notre 5eme essai. Quand on pense à notre marque, on pense à des hôtels, bien évidemment. C’est le cœur de notre métier. Nous voulions proposer des surprises, dans des endroits qui ne soient pas des hôtels, justement. Afin de créer de l’inattendu, tout en gardant les piliers de notre savoir faire qui y participent. A commencer par les grands chefs de nos restaurant à travers le monde, comme Anne Sophie Pic. L’idée derrière tout cela étant de montrer la marque sous une lumière plus jeune, plus dynamique. Même si 45% de nos clients à travers le monde sont des millennials.

Quels sont les clés du succès de Four Seasons ?
L’idée de notre fondateur, Mr Sharp, était simple : être reconnu comme le meilleur établissement dans la ville où on opère. Un exemple. Le George V est au niveau des résultats, l’hôtel le plus performant de la place de Paris. Surement parce qu’il symbolise nos principes de base. A commencer par l’emplacement qui doit être le meilleur. On apporte ensuite une qualité de service, reconnue partout dans le monde, et qui fait la différence. Dans les Four Seasons, le service est évidemment précis mais aussi, chaleureux et sincère. Quand nous avons ouvert à Paris, nous y avons apporté un soin particulier. Car un palace peut être intimidant. A moins d’y être habitué. Nous avons tenu à casser cette froideur. En y amenant Jeff Leatham qui compose des bouquets de fleurs(...)


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