Christine Lagarde à la tête de la BCE : retour sur un parcours d'exception

Patrick Williams

En décrochant la présidence de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde ajoute un trophée de plus à son parcours d'exception.

C'est la femme des premières fois. Première femme à être ministre de l'Èconomie, en 2007, première à diriger le Fonds monétaire international (FMI), en 2011, et maintenant, première à prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui fait de cette Française de 63 ans l'une des femmes les plus puissantes du monde. Comment expliquer un parcours aussi exceptionnel, alors que son entourage la décrit comme « normale » et sans « ambition extraordinaire » ?

Le sens de la diplomatie

Faire preuve d'écoute et de dialogue, voilà son secret. Au FMI, elle discutait avec tout le monde, surtout avec ceux qui ne pensaient pas comme elle. Une habitude prise quand elle dirigeait le grand cabinet d'avocats américain Baker McKenzie et qui lui permet d'obtenir le consensus. Ajoutez à cela son art du « small talk » et sa façon très anglo-saxonne de cultiver son réseau (Bono, Meryl Streep, Angela Merkel ou Obama font partie de ses amis !). Pas mal pour une discrète.

Une discipline de fer

Yoga le matin, jamais d'alcool ni de viande. Cette ancienne vice-championne de natation synchronisée a une stupéfiante résistance physique. Utile pour jongler entre les réunions sans fin, les allers-retours en avion, l'éducation de ses deux fils. De ses parents agrégés, elle a reçu le goût du self-control (« Serre les dents et souris ») et la passion pour l'anglais. Sa maîtrise parfaite de cette langue a fait d'elle la reine des négociations internationales....

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