La chronique de Laury Thilleman : marre de devoir être une parfaite écolo !

© Laury Thilleman

La pureté militante, ça vous parle ? Cette injonction à devoir adopter un comportement absolument parfait dans la cause que l’on soutient. Pour ma part, je me frotte à ce phénomène depuis que je parle d’écologie. Je vous explique en quoi les militants sont aux prises d’une nouvelle dictature !

« Ça se dit écolo mais ça prend l’avion pour partir en vacances », « Euh la crème que t’utilises  là… pas top les composants sur Yuka… »,  « Super les ramassages de déchets mais va falloir charbonner plus pour combler ton bilan carbone » « Attends mais tu manges encore de la viande ?!? »…Voilà ce à quoi je suis confrontée régulièrement depuis que je partage ou diffuse un message ou une initiative en faveur de notre planète.

J’ai mis longtemps à nommer ce phénomène qui existe dans de nombreux cercles activistes : féminisme, écologie, LGBTQIA+…. Un pointage du doigt de plus en plus virulent et oppressant, une culpabilisation souvent gratuite et blessante…

Et c’est en échangeant autour de moi avec des personnes plus ou moins engagées qu’on est tombé d’accord sur un terme : « la pureté militante ».

Personnellement, je n’en avais jamais entendu parler avant d’y être confrontée. Et pour cause… On trouve très peu d’infos sur le sujet, c’est un terme assez mal référencé et très peu traité sur le Net.

Alors comme je ne trouvais pas de définitions assez parlantes je vous ai fait un mix de tout ce que j’ai pu trouver sur la question et qui résume assez bien le concept :

La pureté militante est une injonction à avoir un comportement parfait dans les causes que l’on soutient. Elle impose des standards souvent impossibles à atteindre. En gros, c’est un mouvement qui vise à décourager les personnes engagées...

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