Cigarettes "puffs" : quel est le poids de ce marché bientôt interdit ?

Bientôt plus de “puffs“ en vente en France ? A l’instar de l’Allemagne ou de l’Irlande, Elisabeth Borne a annoncé dimanche sur RTL vouloir interdire les cigarettes à usage unique dans le plan antitabac 2023-2028. Ces cigarettes électroniques sont décriées par plusieurs associations pour des raisons de santé publique et environnementales. Elles figurent pourtant dans les rayons des buralistes depuis une dizaine d'années. C'est en 2021 qu’elles ont conquis les réseaux sociaux. Depuis, d'autres acteurs en vendent sur internet sans contrôler l’âge de la clientèle. Celle-ci, jeune et parfois mineure, est notamment accrochée par le packaging coloré, les goûts de ces produits proches de ceux des confiseries...

Ces cigarettes à usage unique s’intègrent dans le marché de la vape - aux côtés des rechargeables via capsules ou liquides - qui représente au total “1 milliard de chiffre d’affaires en France aujourd’hui”, estime Romain Laroche le directeur général de la Société d’exploitation industrielle des tabacs et des allumettes (Seita), surpris par l’annonce de la Première ministre. La marque vend d’ailleurs sa propre cigarette à usage unique nommée “BLU BAR” au packaging assez sobre et avec un taux de nicotine léger. “45 à 50% de notre chiffre d'affaires des produits à vape (cigarettes électroniques jetables et rechargeables, ndlr) chez les buralistes est réalisé avec les vapoteuses à usage unique”, précise l’industriel.

Si les puffs, ont le vent en poupe chez les buralistes et sur internet, (...)

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