Cinq choses à savoir sur Jean-Claude Carrière

Par François-Guillaume Lorrain
·1 min de lecture
Jean-Claude Carrière, en 2001.
Jean-Claude Carrière, en 2001.

Le MoMA lui avait consacré une rétrospective en 2019 : 40 films signés de 1963 à 2018. Un hommage unique. Jean-Claude Carrière, décédé à l'âge de 89 ans, qui avait débuté avec un auteur burlesque, Pierre Étaix, à l'époque où la Nouvelle Vague congédiait et conspuait les scénaristes (et parfois les scénarios), fut la quintessence même du scénariste, mettant au service des cinéastes son immense curiosité, son imagination, son goût des mots, de l'autre, des autres cultures, indienne (Le Mahabharata), ibérique (ses six films avec Buñuel), mais aussi sa technicité qui lui permit d'adapter des chefs-d'?uvre de la littérature inadaptables. L'homme était également affable, charmant, accessible.

La rencontre avec Jacques Tati

Alors qu'il vient de publier à 25 ans un premier roman, Le Lézard, sur un paresseux, chez Robert Laffont, l'éditeur lui propose de novéliser deux films de Tati, Les Vacances de monsieur Hulot et Mon oncle. Il rédige un premier chapitre qui est retenu par Tati, lequel lui demande s'il sait comment se fait le cinéma. Le jeune Carrière avoue que non. Tati appelle sa monteuse : « Suzanne, emmenez ce jeune homme dans votre salle de montage et montrez-lui le cinéma. » C'est parce qu'Étaix était le premier assistant de Tati que Carrière, naturellement, commencera à lui prêter main-forte (Le Soupirant, Yoyo, Grand Amour).

Son travail avec Buñuel

De retour en Espagne, après sa carrière mexicaine, Buñuel, qui vient de réaliser Viridiana, interdit dans la pé [...] Lire la suite